AUTOANTICORPS ANTI-MEDULLOSURRENALE


Les anticorps marquant les cellules du cortex surrénalien sont le plus souvent observés. Ils sont associés à la maladie d'Addison, les anticorps étant dirigés contre l'enzyme de synthèse des corticostéroïdes, la 21-hydroxylase (Photo 1). On les observe aussi dans les polyendocrinopathies autoimmunes au cours desquelles l'antigène cible est l'enzyme 20-21 desmolase, responsable du clivage de la chaîne latérale du cholestérol entraînant sa transformation en prégnenolone.

Les autoanticorps marquant les cellules de la médullosurrénale sont, en revanche, beaucoup plus rares. Nous n'en avons observé qu'une dizaine de cas au cours des 30 dernières années.

L'aspect en immunofluorescence sur coupe de surrénale de primate est présenté sur la photo 2. On peut observer que le marquage ne concerne que les cellules dites chromaffines, les plus abondantes de la médullosurrénale. En revanche, les cellules ganglionnaires ne sont pas marquées par les anticorps (Photo 3).

Les autoanticorps anti-médullosurrénale ont été décrits au cours des diabètes de type 1 et 2.

Ces cellules sont responsables de la synthèse et du stockage des catécholamines. En dehors de l'hyperglycémie chronique dont les effets délétères vasculaires représente une cause indiscutable de neuropathie autonome, certains scientifiques ont recherché une éventuelle cause autoimmune à cette complication du diabète. Néanmoins, force est de constater que les résultats des études publiées à ce jour sont contradictoires et ne permettent pas d'associer de façon significative les manifestations cliniques de la neuropathie autoimmune (hypotension orthostatique) à la présence d'anticorps anti-cellules à chromaffine de la médullosurrénale.



F. BENKHADRA R.L. HUMBEL

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