Stimulatory autoantibodies to the PDGF receptor in systemic sclerosis
Baroni SS, Santillo M, Bevilacqua F, Luchetti M, Spadoni T, Mancini M, Fraticelli P, Sambo P, Funaro A, Kazlauskas A, Avvedimento EV, Gabrielli A.
N Engl J Med. 2006.354:2667-76.
Constatations:
Le Stress oxydatif est anormal chez les patients atteints d'une sclérodermie puisque ces malades ont des fibroblastes qui accumulent les radicaux libres (reactive oxygen species (ROS)).
Le platelet-derived growth factor (PDGF) en se fixant sur les récepteurs du PDGF (PDGFR) stimule la production de ROS par les fibroblastes normaux.
Des anticorps (IgG) de sclérodermiques réagissent avec les fibroblastes humains
Hypothèse:
Ces autoanticorps seraient des antirécepteur du PDGF qui activeraient le récepteur donc l'activation de la cascade Ha-Ras-ERK1/2, l'accumulation de ROS, et enfin l'expression du gène codant pour le collagène I. Ces auto-Ac se comporteraient donc comme des agonistes pour les PDGFR.
Résultats
Les Ac anti-PDGFR ont été recherchés chez 46 patients atteints de sclérodermie et 75 contrôles (autres maladies autoimmunes) par un test fonctionnel de mesure de la production des radicaux libres (ROS) après incubation des IgG ou des IgG immunopurifiées des sérums de sclérodermiques, avec des fibroblastes de souris exprimant ou non des récepteurs PDGFR alpha ou bêta ou alpha et bêta. L'effet étudié est objectivé par le taux intracellulaire de ROS dans les fibroblastes par fluorimétrie.
Les Anticorps agonistes antirécepteur du PDGF sont présents chez tous les sclérodermiques et aucun des témoins. L'effet le plus net est obtenu avec les fibroblastes alpha.
Les Anticorps sont aussi caractérisés par immunoprecipitation, immunotransfert, et des expériences d'absorption
Les autoanticorps reconnaissent la forme native du PDGFR, induisent une tyrosine phosphorylation et en plus de l'accumulation de radicaux libres ROS, stimulent l'expression du gène codant pour le collagène type I et la conversion des myofibroblastes en fibroblastes primaires
Ces autoanticorps stimulants pourraient avoir un rôle important dans la pathogénie de la slérodermie, comme l'indique la figure.
N. Fabien et JC Monier